
Les additifs conservateurs, tels que les sorbates, sulfites et nitrites, sont largement utilisés dans l’industrie alimentaire. Leur fonction principale consiste à prolonger la conservation des aliments en évitant leur dégradation, leur oxydation et la prolifération microbienne. Ces substances se retrouvent dans pratiquement tous les types de produits alimentaires transformés disponibles sur le marché.
Une vaste étude épidémiologique révèle cependant des risques sanitaires importants liés à une consommation élevée de ces conservateurs. Les résultats, divulgués récemment, indiquent que l’exposition prolongée aux additifs conservateurs peut entraîner des complications de santé graves. Cette recherche de grande envergure soulève des questions sur la sécurité de ces produits chimiques couramment utilisés.
L’investigation a été menée par une équipe spécialisée en épidémiologie nutritionnelle, en partenariat avec l’Inserm et l’Inrae. L’étude s’appuie sur les données de plus de 105 000 adultes participant au programme NutriNet-Santé. Ces participants ont fourni régulièrement des informations détaillées sur leur alimentation quotidienne, tandis que leurs données médicales ont été surveillées attentivement pendant plusieurs années.
Une première publication scientifique, diffusée dans le British Medical Journal, établit un lien notable entre la consommation de conservateurs alimentaires et l’apparition de certains cancers. Les cancers du sein et de la prostate figurent parmi les risques identifiés dans cette analyse approfondie des données collectées auprès des participants.
Parallèlement, un deuxième article paru dans Nature Communications examine la relation entre ces mêmes additifs et le développement du diabète de type 2. Cette seconde publication enrichit les connaissances sur les effets à long terme de ces substances chimiques largement présentes dans notre alimentation quotidienne.



