
Pour les Jeux olympiques des Alpes 2030, qui se dérouleront du 1er au 17 février, le Comité d’organisation français envisage sérieusement de délocaliser le patinage de vitesse longue piste aux Pays-Bas, à Heerenveen, faute d’anneau approprié en France.
Le CIO avait déjà ouvert cette possibilité pour Milan-Cortina en 2026. La France innoverait en choisissant cette approche pour 2030. Deux options sont sur la table : un anneau temporaire en Italie à Turin, ou l’utilisation de la piste permanente Thialf aux Pays-Bas. Alain Nègre, entraîneur national français, préfère nettement Heerenveen, déclarant que l’équipe de France n’aurait aucun avantage avec une installation éphémère italienne.
Construit en 1855 et rénové en 2017, Thialf est devenu l’un des meilleurs anneaux de vitesse au monde. Le complexe accueille environ 700 000 patineurs annuels et dispose d’une capacité de 10 000 spectateurs. Des innovations majeures rendent cette glace exceptionnellement rapide : 5 000 panneaux solaires, batteries de stockage d’énergie, systèmes de régulation de température pour séparer les zones publiques et de compétition, contrôle précis de l’humidité.
Situé en région Frysland à une centaine de kilomètres d’Amsterdam, Thialf symbolise l’amour des Néerlandais pour le patinage de vitesse. Minne Dolstra, directeur général du site, affirme que recevoir les Jeux olympiques représenterait le point culminant de l’histoire et de l’héritage de la patinoire. Les Pays-Bas possèdent environ vingt anneaux couverts, dont huit homologués internationalement.
Seul handicap face à Calgary et Salt Lake City : la pression atmosphérique, puisque Thialf se situe au niveau de la mer. Le complexe compense par la technologie avancée. Les entraîneurs français, dont Alexis Contin ancien vice-champion du monde, soulignent que Thialf permet de s’entraîner aux meilleures allures sur une glace de qualité exceptionnelle, crucial pour l’équipe de France qui cherche à trouver un avantage compétitif même à mille kilomètres des Alpes.



