
Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi la nomination de Nickolay Mladenov, ancien diplomate des Nations unies, à la tête du Conseil de la paix de Donald Trump. Ce diplomate bulgare supervisera le processus de paix en Gaza. La réunion s’est déroulée à Jérusalem en présence du président israélien Isaac Herzog, et les discussions ont porté sur le désarmement du Hamas comme objectif prioritaire.
Washington a confirmé cette nomination bien qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite. Donald Trump doit révéler la création de ce conseil la semaine prochaine. Quinze représentants internationaux en feront partie, provenant du Royaume-Uni, d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Arabie saoudite, du Qatar, d’Égypte et de Turquie. Ce conseil devra superviser la formation d’un gouvernement palestinien technocratique et le retrait des troupes israéliennes.
Mladenov a précédemment servi comme ministre bulgare de la Défense et des Affaires étrangères, puis comme envoyé de l’ONU en Irak avant d’œuvrer pour la paix au Moyen-Orient de 2015 à 2020. Pendant cette période, il a cherché à apaiser les tensions entre Israël et le Hamas en promouvant une solution négociée au conflit.
Des experts reconnaissent que Mladenov a gagné la confiance d’Israël et des Palestiniens. Son approche équilibrée du conflit a été bien reçue tant par le monde arabe que par Israël. Un diplomate israélien retraité a confirmé que créer des relations de confiance avec les politiques israéliens, y compris Netanyahu, avait été un succès, tandis qu’il jouissait également du soutien palestinien.
Le cessez-le-feu de janvier a partiellement arrêté les combats et permis des échanges d’otages. Cependant, les violations persistent des deux côtés. Le Hamas n’a pas restitué les restes d’un otage israélien, tandis qu’Israël poursuit les bombardements. Depuis octobre, plus de 400 personnes ont été tuées selon les autorités palestiniennes, Israël justifiant ces frappes par des violations de l’accord.
Jeudi, huit personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes, dont une fillette de onze ans. Des responsables palestiniens dénoncent une violation flagrante du cessez-le-feu. Israël affirme ignorer ces pertes civiles. Des familles s’interrogent sur la réalité d’une trêve face aux explosions quotidiennes et aux tirs continus à Gaza.
L’Égypte et l’Union européenne demandent le déploiement d’une force internationale pour surveiller le cessez-le-feu. Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère européenne, a souligné que le Hamas refuse de désarmer et bloque les étapes suivantes du plan de paix. Elle a également noté que les restrictions israéliennes sur les ONG internationales aggravent l’accès à l’aide humanitaire.
Le directeur de l’UNRWA a averti qu’une pression israélienne accrue risquait de créer un vide énorme dans les services humanitaires. Aucune autre organisation n’a la capacité de fournir santé, éducation et services sociaux à Gaza. Cette absence laisserait des millions de Palestiniens sans assistance essentielle.



