
Les pays membres de l’Union européenne ont validé vendredi 9 janvier un traité commercial avec le Mercosur, malgré une forte opposition agricole et le refus français. Cette approbation qualifiée représente un tournant majeur dans les négociations commerciales avec l’Amérique latine. La Commission européenne a consenti à plusieurs concessions pour obtenir le soutien nécessaire des États membres.
L’Italie a finalement rejoint la majorité, permettant d’atteindre le seuil requis pour valider l’accord. Cette position italienne s’avère décisive dans le processus de ratification. Ursula von der Leyen pourrait se rendre au Paraguay dès lundi 12 janvier pour signer officiellement ce traité commercial d’envergure.
L’Allemagne salue cette décision comme un signal positif pour l’économie européenne. Berlin considère cet accord comme une opportunité de croissance économique face aux politiques commerciales plus agressives d’autres puissances. La ministre allemand défend cette ouverture commerciale comme stratégique pour le développement commercial du continent.
La France s’oppose fermement à cet accord, position annoncée jeudi soir par Emmanuel Macron. Cette opposition française reflète les craintes du secteur agricole national. Le monde agricole belge et français maintient une mobilisation active contre le traité, bloquant plusieurs autoroutes frontalières et axes routiers importants.
Les tracteurs continuent de paralyser l’E42 belge près de Tournai et les autoroutes françaises A2 et A27 restent fermées. Un dépôt pétrolier du Nord demeure également bloqué par les manifestants. Le Parlement européen examinera prochainement la ratification définitive du traité lors d’un scrutin présenté comme très disputé.



