France

Nicolas Metzdorf pousse les élus macronistes à la révolte sur le statut de la Nouvelle-Calédonie

Esteban Ortega

Les tensions au sein de la majorité présidentielle sur la question de la Nouvelle-Calédonie s’intensifient avant une visite à l’Élysée prévue le 16 janvier. Nicolas Metzdorf, député Renaissance, cristallise la fronde contre les orientations du gouvernement sur le statut de l’archipel, remettant en cause l’accord signé en juillet 2025.

Metzdorf, figure de proue de la droite radicale à Nouméa malgré son affiliation au groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, exprime son désaccord fondamental avec le président Macron. Ce dernier a proposé l’organisation d’un référendum sur l’indépendance-association dans quinze ans, une mesure que le député juge inacceptable et incompatible avec les engagements antérieurs.

Les relations entre le député et l’exécutif se sont dégradées en juillet, moment où les contours de l’accord de Bougival ont été finalisés. Metzdorf dénonce un changement de cap qu’il qualifie de trahison des promesses faites à la Nouvelle-Calédonie, notamment concernant le maintien de l’ordre constitutionnel.

La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, subit également les critiques virulentes du parlementaire. Son annonce unilatérale de l’abandon de la consultation anticipée des Néo-Calédoniens, décidée sans concertation préalable avec les élus locaux, a particulièrement irrité Metzdorf. Il accuse le gouvernement de reniements permanents sur un dossier jugé crucial pour l’avenir de la collectivité.

Durant toute la semaine précédant la visite présidentielle, le député a martelé auprès de ses soutiens son sentiment d’un amour trahi envers la France. Ces déclarations traduisent une rupture majeure au sein du bloc central macroniste, où les élus d’outre-mer se montrent de plus en plus critiques face aux orientations nationales sur les questions statutaires.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer