
Durant la nuit du jeudi au vendredi, Kiev a été frappée par une attaque d’une ampleur exceptionnelle. Vitali Klitschko, maire de la capitale ukrainienne, qualifie cette offensive de génocide visant à détruire la résistance de la population. L’assaut combiné a mobilisé drones kamikazes, missiles balistiques et missiles de croisière, causant des dégâts considérables aux infrastructures civiles.
Les conséquences humanitaires sont dramatiques. Environ 6 000 immeubles se trouvent actuellement sans chauffage, électricité ni eau. Avec des températures attendues entre -12 et -20 degrés, cette situation représente un défi majeur pour les habitants. Les autorités ouvrent des points de chauffage et demandent aux citoyens de s’entraider en cherchant refuge chez des proches ou des amis.
Selon le maire, l’objectif russe consiste à saper le moral de la population ukrainienne. Moscou cherche à affaiblir la détermination citoyenne avant d’éventuelles négociations de paix. Klitschko dénonce cette stratégie comme une tentative de pressure exercée sur les civils pour influencer les décisions gouvernementales. Les travaux de rétablissement des services essentiels progressent lentement en raison de l’ampleur des dégâts matériels.
L’attaque a marqué la deuxième utilisation du missile hypersonique Orechnik. Klitschko rejette catégoriquement tout accord négocié sous cette pression, le qualifiant de capitulation déguisée. Il insiste sur le fait que les conditions de paix détermineront sa viabilité et sa légitimité aux yeux des Ukrainiens.
Le maire appelle à l’unité européenne et au soutien américain comme fondement de la stabilité régionale. Il affirme que l’Ukraine défend non seulement son indépendance, mais aussi les valeurs démocratiques européennes contre l’impérialisme russe. L’arrêt de l’agression dépend de la solidarité internationale face aux ambitions de Poutine de reconstituer une sphère d’influence soviétique en Europe de l’Est.



