
Le président américain a convoqué vendredi à la Maison-Blanche les dirigeants de grands groupes pétroliers mondiaux. Son objectif était de les inciter à investir massivement dans les réserves d’hydrocarbures du Venezuela. Cette réunion intervenait une semaine après l’arrestation spectaculaire du président autoritaire Nicolas Maduro dans le pays.
Donald Trump tolère difficilement qu’on lui impose des directives ou des limites verbales. Son secrétaire d’État Marco Rubio l’a découvert à ses dépens lors de cette rencontre devant les journalistes. Un incident révélateur des dynamiques au sein de l’administration s’est déroulé sous les yeux de la presse présente à Washington.
Durant la réunion, Rubio a discrètement remis au président une note manuscrite. Trump n’a pas respecté l’intention privée du geste. Il a immédiatement annoncé et lu publiquement le message : « Relancez Chevron, ils veulent discuter de quelque chose ». Le secrétaire d’État a affiché une expression visiblement déstabilisée par cette lecture inattendue.
Le président a poursuivi en demandant ironiquement si tout le monde avait bien entendu. Il a même ajouté une plaisanterie en tapant Rubio sur l’épaule, provoquant des rires mal à l’aise. L’Energy Secretary Chris Wright s’est alors intervenu pour relancer la discussion formelle, interrogeant le vice-président de Chevron Mark Nelson sur les activités actuelles de l’entreprise au Venezuela, où elle emploie trois mille salariés.
Dix-sept sociétés du secteur énergétique participaient à cette rencontre. Chevron demeurait le seul opérateur actif actuellement au Venezuela. ExxonMobil et ConocoPhillips étaient également présents. Cependant, les PDG manifestaient peu d’enthousiasme. Le dirigeant d’Exxon a qualifié le marché vénézuélien d’« ininvestissable » dans ses conditions présentes, reflétant la réticence générale de ces grandes corporations.



