
Les tensions s’intensifient en Iran face à une répression présumée brutale. Le pays subit actuellement un blocage internet généralisé, isolant la population du reste du monde. Cette situation intervient après de nouvelles manifestations massives contre le gouvernement, marquant une mobilisation sans précédent depuis trois ans.
Reza Pahlavi, fils de l’ancien souverain iranien et figure majeure de l’opposition en exil aux États-Unis, a lancé un appel dimanche aux forces de sécurité iraniennes. Il les exhorte à se ranger aux côtés du peuple plutôt que de soutenir le régime. Son message a été diffusé via les réseaux sociaux.
Dans sa déclaration, Pahlavi pose un ultimatum clair aux autorités et militaires. Il affirme que chacun doit choisir entre devenir allié de la nation ou complice de meurtres. Il met en avant les conséquences morales et historiques d’une telle collaboration avec le gouvernement contesté.
S’adressant aux expatriés iraniens, le fils du chah déchu soulève la question de la représentation nationale. Il soutient que les ambassades et consulats appartiennent au peuple iranien, non au régime actuel. Il appelle à arborer le drapeau de l’ancienne monarchie, renversée lors de la révolution islamique de 1979, symbole de rupture avec la République islamique.
Samedi à Londres, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade iranienne pour manifester. Un militant a réussi à atteindre le balcon du bâtiment, remplaçant temporairement l’étendard républicain par celui de la période monarchique, illustrant concrètement cette symbolique de contestation.
Les organisations humanitaires rapportent un bilan humain lourd depuis le début du mouvement fin décembre. Plus d’une centaine de décès ont été comptabilisés, selon ces sources. La répression s’intensifie tandis que le blocage internet empêche toute vérification indépendante des événements qui se déroulent sur le terrain.



