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Comment les tensions entre Trump et le dirigeant d’Exxon façonnent l’avenir du pétrole vénézuélien ?

Baptiste Lacomme

Le président américain exerce une pression considérable sur les grandes compagnies pétrolières pour qu’elles investissent massivement au Venezuela. Trump demande 100 milliards de dollars d’investissements dans le secteur énergétique du pays. Cette initiative rencontre une résistance notable de la part des acteurs du secteur, qui hésitent à s’engager dans un environnement politique et économique fragile.

Darron Woods, président exécutif d’Exxon, a clairement refusé de participer à cette mobilisation financière. Il a justifié cette position en rappelant que les actifs de l’entreprise ont déjà été saisis deux fois au Venezuela. Woods a souligné que des conditions fondamentales doivent changer avant tout nouveau projet. Cette réponse prudente a provoqué une vive réaction du président américain, qui a exprimé son mécontentement publiquement.

Donald Trump n’a pas caché son irritation face à la position d’Exxon. Le président a menacé d’écarter Exxon de ses priorités et a critiqué la prudence de la compagnie pétrolière. Il a déclaré à la presse, depuis son avion Air Force One, que la réponse d’Exxon ne lui convenait pas. Ses remarques illustrent le ton directif adopté envers les majors pétrolières américaines.

La situation au Venezuela reste objectivement instable et complexe pour les investisseurs étrangers. Seule Chevron dispose actuellement d’une licence américaine pour opérer dans le pays. Les autres compagnies occidentales ont perdu leurs autorisations l’année précédente. Uniquement les entreprises chinoises ont maintenu leur présence dans le secteur énergétique vénézuélien malgré les restrictions.

Maurel et Prom, une entreprise française de moindre envergure, demeure également prudente face aux appels d’investissements. Son PDG a exprimé l’espoir d’un retour à la stabilité politique avant mai 2025. Il a aussi reconnu que les grandes compagnies américaines ne manifestent pas d’empressement à relancer leurs opérations au Venezuela dans le contexte actuel.

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