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Au Venezuela, la libération d’une centaine de prisonniers politiques laisse les familles des autres dans l’attente

Esteban Ortega

Le gouvernement vénézuélien affirme avoir libéré 116 détenus le 12 janvier au matin. Ces mesures concernent des personnes arrêtées pour troubles à l’ordre constitutionnel. Les autorités justifient ces libérations par une révision intégrale des dossiers judiciaires menée sous supervision gouvernementale.

L’organisation Foro Penal, spécialisée dans le suivi des prisonniers politiques, dénombre seulement 24 nouvelles libérations. Deux ressortissants italiens figurent parmi les personnes relâchées. Les familles patientent toujours devant les établissements pénitentiaires dans l’espoir de retrouver leurs proches.

Le gouvernement présente ces libérations comme s’inscrivant dans une politique de justice et de dialogue. Le processus a été initié par Nicolas Maduro puis poursuivi sous la direction de la présidente par intérim Delcy Eloina Rodriguez Gomez. Les autorités précisent que l’examen des dossiers se prolonge.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est félicitée de la libération d’Alberto Trentini et Mario Burlo, maintenant en sécurité à l’ambassade d’Italie à Caracas. Elle a loué la collaboration constructive des autorités vénézuéliennes et remercié les institutions italiennes mobilisées pour obtenir ce résultat.

Les organisations de défense des droits humains évaluent entre 800 et 1 200 le nombre de prisonniers détenus pour des motifs politiques au Venezuela. Ces libérations ont été annoncées le 8 janvier, sous la pression du président américain Donald Trump.

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