
Un drame s’est déroulé en Corse-du-Sud le lundi 12 janvier. Alain Orsoni, ancien leader nationaliste corse, a été tué dans le village de Vero lors des funérailles de sa mère. L’homme âgé de 71 ans représentait une figure majeure du militantisme politique insulaire depuis plusieurs décennies.
Les autorités judiciaires ont immédiatement lancé une action décisive. Le procureur d’Ajaccio a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée. Cette investigation a été confiée aux forces locales et à la gendarmerie. La juridiction spécialisée de Marseille s’est également saisie du dossier, confirmant la gravité de cette affaire.
Orsoni occupait des positions de pouvoir dans les mouvements nationalistes corses. Il dirigeait le Front de libération nationale corse pendant les années 1980. Il a par la suite fondé le Mouvement pour l’autodétermination. Entre 2008 et 2015, il a également présidé l’AC Ajaccio, le club de football local.
Une période d’absence marqua sa vie politique et personnelle. En 1996, face aux tensions internes du mouvement nationaliste, Orsoni quitta la Corse pour l’exil. Il a passé treize ans en Floride, au Nicaragua et en Espagne, s’impliquant dans des activités commerciales avant son retour ultérieur sur l’île.
Des événements violents ont caractérisé son parcours. Peu après son retour en 2008, un complot contre sa vie fut démantelé par la police. Son frère Guy avait péri assassiné en 1983. En 2012, suite à plusieurs meurtres touchant des personnalités ajacciennes, Orsoni avait critiqué publiquement ce qu’il qualifiait d’orchestration médiatique dirigée contre lui.



