
Dans la nuit du 5 au 6 août, un accident tragique a endeuillé le centre de la bande de Gaza. Selon les informations communiquées par la Défense civile locale, vingt personnes ont perdu la vie lorsqu’un camion transportant des vivres s’est renversé alors qu’une foule attendait de l’aide alimentaire dans la zone de Nusseirat.
Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, a précisé à l’AFP que «le camion s’est renversé alors que des centaines de civils attendaient de l’aide alimentaire dans la zone de Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza». Cet incident a eu lieu dans un contexte de crise humanitaire, où les besoins en produits de première nécessité restent criants.
L’état des routes empruntées par le véhicule est pointé du doigt par les autorités locales. Mahmoud Bassal explique que «le camion avait été contraint par l’armée israélienne d’emprunter des routes dangereuses, qui avaient auparavant été bombardées» et se trouvaient dans un état de dégradation avancée. Ce facteur aurait joué un rôle dans le drame survenu.
Le gouvernement de Gaza, sous contrôle du Hamas, a dénoncé dans un communiqué la responsabilité des autorités israéliennes dans l’insécurité du convoi humanitaire. Selon ce communiqué, «malgré la récente autorisation limitée de quelques camions d’aide, l’occupant (Israël, NDLR) entrave délibérément le passage sûr et la distribution de cette aide. Elle oblige les conducteurs à emprunter des itinéraires surchargés de civils affamés qui attendent depuis des semaines les produits de première nécessité».
Les autorités gazaouies accusent également l’armée israélienne d’entretenir des conditions propices à des incidents meurtriers. Elles soulignent que ce «comportement délibéré et criminel se solde souvent par des foules désespérées qui se ruent sur les camions et s’emparent de leur contenu par la force», rappelant que l’accident a provoqué la mort de vingt civils et fait de nombreux blessés.
Face à ces accusations, l’armée israélienne a indiqué à l’AFP être en train de vérifier les circonstances de l’accident et les informations qui lui sont reprochées. Les investigations se poursuivent alors que la situation humanitaire dans l’enclave demeure extrêmement précaire.



