
L’absence de l’ancien président Bill Clinton à son audition parlementaire le 13 janvier au Capitole expose l’ex-chef d’État à des poursuites pour entrave au Congrès. James Comer, chef républicain de la commission, a exprimé son regret face à cette non-présentation, précisant que personne n’accuse Clinton de méfait, seulement de questions à poser.
Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État, devait comparaître le lendemain. Or, le couple a adressé une lettre au ton critique annonçant son refus de se présenter, affirmant que les assignations manquent de validité légale. Ils ont également dénoncé l’inégalité de traitement appliquée par Comer envers d’autres responsables.
Le couple Clinton déclare avoir tenté de fournir les informations disponibles, en raison de la gravité des crimes commis par Jeffrey Epstein. Epstein aurait exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont certaines mineures. Sa mort en cellule en 2019 a nourri diverses théories conspirationnistes.
Les assignations adressées au couple mentionnent des voyages à bord de l’avion privé d’Epstein en 2002 et 2003 pour Clinton, ainsi que des liens familiaux supposés avec Epstein et sa complice Ghislaine Maxwell. Clinton affirme n’avoir eu aucun contact depuis plus d’une décennie et nie toute connaissance des crimes.
La commission votera pour engager une procédure d’entrave parlementaire contre Clinton. Trump a commencé à publier documents et vidéos en décembre, bien que des milliers de pages restent caviardées. Clinton a appelé à la divulgation complète de tous les documents, y compris ceux le mentionnant.



