
L’organisation Iran Human Rights a rapporté mercredi que plus de 3 428 manifestants ont été tués depuis le début des contestations contre le régime iranien en fin décembre. Ces chiffres reflètent l’ampleur de la répression menée par les autorités contre le mouvement de protestation.
Le président américain a déclaré mercredi que les violences en Iran prenaient fin et que les autorités n’envisageaient pas d’exécuter les manifestants arrêtés. Il prétendait tenir ces informations de sources fiables, semblant ainsi écarter momentanément la possibilité d’une intervention militaire américaine directe.
Mardi précédemment, le même président avait menacé d’agir avec force si Téhéran procédait à des exécutions de protestataires. Amnesty International qualifie ces massacres de massacre d’une ampleur sans précédent, pointant l’exceptionnalité de la situation actuelle.
Le G7 a exprimé sa profonde préoccupation face aux bilans humains rapportés et s’est engagé à imposer de nouvelles sanctions restrictives si la répression se poursuit. L’organisation dénonce le recours délibéré à la violence contre les manifestants, les détentions arbitraires et les tactiques d’intimidation utilisées par les forces de sécurité iraniennes.
Téhéran a averti Washington qu’il était capable de riposter à toute attaque américaine, face aux menaces répétées du chef de l’État américain. Le Qatar a confirmé le retrait partiel du personnel américain basé à Al-Udeid, citant les tensions régionales croissantes. Cette base, la plus importante des États-Unis au Moyen-Orient, se situe à moins de 190 kilomètres du territoire iranien.
Historiquement, en juin, cette même installation avait subi des attaques de la République islamique suite aux opérations américaines contre ses capacités nucléaires, illustrant les escalades précédentes entre les deux nations.



