ÉconomieFrance

Entre le recours aux ordonnances et l’utilisation du 49.3, Sébastien Lecornu doit trancher pour le budget 2026

Annabelle Chesnu

L’Assemblée nationale a rejeté mercredi deux motions de censure contestant l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Le premier ministre Sébastien Lecornu a comparé les auteurs de ces motions à des tireurs couchés tirant dans le dos de l’exécutif. La France insoumise et le Rassemblement national n’ont pas obtenu les votes nécessaires pour renverser le gouvernement.

La motion présentée par La France insoumise a recueilli 256 votes en faveur de la censure. Or, 288 voix étaient requises pour faire tomber le gouvernement. La droite et le Parti socialiste ont refusé de soutenir cette motion, rendant son adoption impossible dès le départ.

Le Rassemblement national a également déposé une motion de censure, qui n’a reçu que 142 votes favorables. Cette initiative a été examinée le jour suivant le retour de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale pour l’appel de sa condamnation relative aux emplois fictifs. L’exécutif considère que cette censure visait à créer une actualité politique pour détourner l’attention des autres événements judiciaires.

Avant le vote, le gouvernement avait adopté une posture prudente, laissant entendre qu’un renversement restait possible. Les proches du premier ministre soulignaient que quinze à vingt voix manquantes suffiraient à basculer le résultat. Cette inquiétude apparente ne correspondait pas à la réalité politique.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, avait écarté l’hypothèse de censurer le gouvernement. Cette position s’expliquait par les négociations en cours entre les socialistes et l’exécutif concernant la version finale du budget. Cette stabilité parlementaire rendait tout revers gouvernemental hautement improbable.

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