
L’Assurance-maladie française a alerté sur la hausse croissante des dépenses pharmaceutiques. Bien que le nombre de traitements remboursés demeure stable depuis cinq ans, avec 2,54 milliards de boîtes distribuées entre juillet 2024 et juin 2025, les coûts globaux augmentent de manière préoccupante.
En 2024, les montants versés pour les médicaments ont atteint 27,2 milliards d’euros, représentant une progression de 7,2 % en un an. Cette augmentation dépasse largement ce que justifieraient le vieillissement démographique et l’expansion des pathologies chroniques seuls.
L’Assurance-maladie identifie le coût exorbitant des traitements innovants comme principal facteur. En 2015, un unique médicament dépassait 100 000 euros annuels par patient. En 2025, vingt et un franchissent ce seuil, avec certains atteignant 185 000 euros chaque année.
Deux médicaments affichent des tarifs exceptionnels dépassant le million d’euros. Le Bylvay, produit par le laboratoire français Ipsen, et le Myalepta, commercialisé par l’entreprise italienne Chiesi, concernent néanmoins un nombre extrêmement restreint de patients atteints de maladies rares.
Cette escalade tarifaire des thérapies innovantes pèse massivement sur les finances du système de santé français, forçant l’organisme d’assurance-maladie à gérer une tension budgétaire croissante malgré la stabilité du volume de médicaments distribués à la population.



