
Le plan américain concernant Gaza franchit une étape décisive avec l’entrée en vigueur de sa deuxième phase. Cette nouvelle étape marque le passage d’un simple cessez-le-feu à des objectifs plus ambitieux incluant le désarmement du Hamas, la reconstruction et la gouvernance. L’envoyé présidentiel Steve Witkoff a confirmé cette transition, soulignant que le processus initialement négocié par Donald Trump progresse après deux années de conflit intense.
La phase suivante du plan en vingt points prévoit la création d’une administration palestinienne composée de technocrates. Ces experts assumeront la gestion quotidienne des affaires à Gaza sous supervision américaine. Le comité sera responsable de fournir des services publics aux deux millions de Palestiniens vivant dans le territoire. Cette structure transitoire représente une rupture avec la gestion précédente du Hamas depuis dix-huit ans.
Les trois médiateurs de l’accord – l’Égypte, la Turquie et le Qatar – ont salué la constitution de ce nouveau comité. Ils ont désigné Ali Shaath pour diriger cette administration transitoire. Cet ingénieur palestinien possède une expérience reconnue en développement économique et reconstruction. Originaire de Gaza, il a précédemment occupé le poste de vice-ministre des Transports auprès de l’Autorité palestinienne.
Malgré ces progrès, des obstacles majeurs subsistent. Le déploiement d’une force de sécurité internationale s’avère nécessaire pour superviser l’accord. Le désarmement effectif du Hamas demeure une question complexe sans réponse claire. La reprise des services de base après deux décennies de gouvernance instable pose également des défis considérables à la nouvelle administration.
Les perspectives de reconstruction restent incertaines sur le plan financier et opérationnel. L’ONU estime la reconstruction à plus de cinquante milliards de dollars. Ce processus s’étendra sur plusieurs années. Actuellement, peu de promesses de financement ont été concrétisées. Le gouvernement transitoire doit affronter cette réalité économique majeure tout en rétablissant les structures administratives essentielles.



