
Le nageur de renom olympique Yannick Agnel comparaîtra devant la cour criminelle du Haut-Rhin pour répondre d’accusations de viol et d’agression sexuelle sur mineure. La cour d’appel de Colmar a rejeté son recours jeudi 15 janvier, confirmant ainsi le renvoi en jugement décidé précédemment par un magistrat instructeur de Mulhouse.
Les accusations portent sur des actes commis en 2016 à l’encontre d’une adolescente de treize ans, fille de son entraîneur personnel. Agnel maintient depuis le début qu’il s’agissait d’une relation consentie de nature amoureuse. Cependant, la cour d’appel a déterminé qu’il existait des preuves suffisantes pour justifier le renvoi en jugement, malgré les arguments présentés par la défense.
Les faits présumés se seraient déroulés entre janvier et août 2016 à Mulhouse, domicile de l’entraîneur où le sportif résidait, ainsi qu’à l’étranger, notamment en Thaïlande lors de stages sportifs et à Rio de Janeiro durant les Jeux olympiques. L’affaire a fait l’objet d’une enquête approfondie suite à la plainte déposée par la jeune femme à l’été 2021.
Lors de sa mise en examen en décembre 2021, Agnel a reconnu la réalité matérielle des actes, bien qu’il prétende souffrir de troubles de mémoire concernant certains incidents. Le parquet a estimé que ces actions constituaient des infractions graves en raison de la différence d’âge significative et de la contrainte morale exercée. Le sportif encourt une peine maximale de vingt années d’emprisonnement. Son avocat dispose encore de cinq jours pour contester cette décision auprès de la cour de cassation.
L’avocate de la victime, présente à l’audience de Colmar, a préféré s’abstenir de tout commentaire à ce stade des procédures judiciaires. La jeune femme, anciennement licenciée au club de natation, a définitivement abandonné la compétition sportive.



