
Donald Trump affirme que les violences en Iran ont cessé, déclaration qui pourrait signifier un changement de position américaine. Son ancien conseiller à la sécurité nationale suggère qu’il recherche une échappatoire diplomatique. Simultanément, les autorités iraniennes annoncent qu’aucune exécution n’aura lieu jeudi.
Le président américain a déclaré mercredi que les tueries en Iran avaient pris fin suite à la répression des manifestations. Il a néanmoins maintenu l’ambiguïté concernant une intervention militaire américaine, affirmant que Washington observait attentivement. Trump a précisé recevoir des informations de sources importantes confirmant l’arrêt des exécutions de protestataires.
Interrogé sur le retrait de la menace militaire, Trump a répondu avec prudence qu’on verrait ce qui suivrait. Les derniers jours ont vu des menaces répétées d’intervention pour arrêter la répression du mouvement contestataire, l’un des plus importants depuis 1979. La veille, Trump avait laissé entendre une préférence pour une frappe militaire en annonçant l’aide aux manifestants iraniens.
Cette dernière déclaration pourrait être interprétée comme un recul tactique. L’ancien conseiller à la sécurité nationale affirme que Trump fait marche arrière et cherche une sortie. Cependant, il avertit que l’inaction compromettrait la crédibilité américaine après avoir fixé des lignes rouges que le régime a franchies.
Les options militaires restent actives, selon les rapports. Le Pentagone envisage des frappes ciblées contre l’appareil sécuritaire iranien et des cyberattaques. Les bombardiers à longue portée étaient en état d’alerte avant d’être apparemment suspendus mercredi. L’Iran a fermé son espace aérien et le Qatar a retiré du personnel de sa base américaine.
Le ministre iranien des Affaires étrangères promet l’absence d’exécutions jeudi. Le ministre de la Justice déclare que tous les présents dans les rues depuis le 8 janvier sont criminels. Une exécution prévue a été reportée, mais le danger persiste pour les manifestants arrêtés.
Les organismes de défense des droits humains dénoncent une répression brutale opérant en silence. L’Iran Human Rights rapporte au moins 3428 morts depuis le 28 décembre, avec plus de 10000 arrestations. Le pays reste coupé d’internet depuis une semaine par décision gouvernementale. Le Conseil de sécurité de l’ONU prévoit une réunion jeudi pour examiner la situation.
Les autorités iraniennes ont organisé une marche de résistance nationale et des funérailles de sécuritaires. Des bannières proclamant la mort à l’Amérique et des images du guide suprême dominaient. Des photographies montrant Trump blessé circulaient avec des menaces implicites.
Le ministre des Affaires étrangères affirme que le calme règne maintenant en Iran avec contrôle total. Bien que Téhéran exprime l’ouverture à la diplomatie, d’autres responsables adoptent un ton agressif. Le chef des Gardiens de la Révolution avertit d’une riposte décisive à toute attaque.
Le pouvoir judiciaire promet des procès rapides et publics. Un responsable gouvernemental déclare tolérer les manifestations mais pas la violence, affirmant l’absence d’émeutes depuis lundi. Le chef d’état-major évoque un niveau de destruction sans précédent en référence aux dégâts des manifestations. Les autorités n’ont pas fourni de bilan officiel, l’identification des victimes restant incomplète.
Avant les déclarations de Trump, les défenseurs des droits humains craignaient des exécutions sommaires. Internet demeure coupé pour le septième jour consécutif, limitant l’accès à l’information. Le ministre français des Affaires étrangères qualifie la répression de potentiellement la plus violente de l’histoire contemporaine iranienne, exigeant son arrêt immédiat.



