
À Moscou, la répression iranienne contre les manifestants a suscité une certaine émotion parmi les citoyens. Des anonymes ont déposé fleurs et photographies devant l’ambassade d’Iran en hommage aux victimes. Cependant, le Kremlin a choisi le silence complet face à cette situation. Le ministre des affaires étrangères russe n’a formulé aucune dénonciation officielle de la violence.
Les chiffres de la répression sont alarmants. Au moins 3 428 morts et plus de 10 000 arrestations ont été enregistrés depuis le début du mouvement de contestation en décembre 2025, selon les données d’organisations de défense des droits de l’homme. Cette ampleur de la violence n’a provoqué aucune réaction critique de la part des autorités russes.
Le gouvernement russe a privilégié une approche diplomatique minimaliste. Sergueï Lavrov a rappelé que rien ne pouvait altérer les fondamentaux des relations russo-iraniennes. Les deux pays ont signé un partenariat stratégique le 17 janvier 2025, marquant ainsi leur rapprochement officiel et confirmant leur alliance.
Face aux menaces américaines, la Russie a maintenu une posture prudente. Donald Trump a évoqué des frappes possibles contre l’Iran et l’imposition de droits de douane de 25 pour cent envers tout pays commercialisant avec Téhéran. Lavrov n’a pas nommément critiqué le président américain, préférant une approche diplomatique indirecte.
La position russe reflète ses priorités géopolitiques. L’alliance avec l’Iran prime sur les considérations humanitaires. Le Kremlin a choisi de préserver ses intérêts stratégiques en restant silencieux sur la répression iranienne, illustrant ainsi les limites de sa diplomatie face aux crises humanitaires.



