
À vingt ans, Mamadou Sarr vit une expérience exceptionnelle. Lors de la demi-finale du 14 janvier remportée par le Sénégal contre l’Égypte, le défenseur central de Strasbourg a dû suppléer Kalidou Koulibaly à la 23e minute. Sans hésitation, il a tenu son rôle avec assurance et a complété 57 passes avec succès lors de cette rencontre décisive.
Son coéquipier Moussa Niakhaté a loué sa prestation en déclarant qu’entrer en demi-finale de Coupe d’Afrique à cet âge était remarquable. Face aux questions sur son sang-froid face à cette première grande compétition, Sarr a attribué sa sérénité à son père, le décrivant comme une personne calme et posée.
Son père, Pape Sarr, a également porté le maillot sénégalais avec 27 sélections. Il a disputé une demi-finale face au Nigeria il y a 24 ans, victoire du Sénégal trois à deux. Cependant, un carton rouge reçu lors de ce match l’a privé de la finale contre le Cameroun, perdue aux tirs au but. Cet incident a marqué négativement sa carrière en sélection.
Mamadou, né en 2005 à Martigues, n’a pas connu ce moment difficile. Formé à Lyon, il a signé avec Strasbourg pour dix millions d’euros jusqu’en 2029. Après des années en équipes jeunes françaises, il a choisi le Sénégal en novembre 2025. Il représente la nouvelle génération des Lions, tandis que les cadres vieillissent progressivement.
Interrogé sur une possible titularisation en finale, Sarr a mis l’accent sur la préparation collective plutôt que sur des certitudes individuelles. Il souhaite ardemment remporter le trophée dimanche face au Maroc, achevant ainsi ce que son père n’a pu accomplir deux décennies auparavant.



