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Les défis majeurs qui attendent Stéphanie Rist à son poste de ministre de la santé

Rob Laurens

Depuis dix jours, l’attention se concentre sur la mobilisation des médecins libéraux. Stéphanie Rist entame son quatrième mois sous pression à la tête du ministère de la santé. Entre les réunions avec les syndicats mobilisés du jeudi 15 janvier et les incertitudes politiques, sa situation demeure fragile et complexe.

Le maintien de la ministre au gouvernement dépend de deux facteurs majeurs. D’une part, la menace d’une chute de l’exécutif plane sur le front budgétaire. D’autre part, une législative partielle dans le Loiret déterminera son avenir politique aux dimanches 18 et 25 janvier. Elle a clairement annoncé son intention de démissionner en cas de défaite électorale.

Lors d’une rencontre avec la presse jeudi matin, la ministre s’est exprimée sur sa responsabilité politique. Elle considère qu’une sanction électorale justifierait logiquement son départ du gouvernement. Cette position traduit sa conviction d’une cohérence démocratique nécessaire. Parallèlement, elle poursuivait ses échanges avec les syndicats de médecine libérale actifs depuis le 5 janvier.

Les syndicats médicaux avaient initialement rejeté l’offre de dialogue proposée le 10 janvier, demandant à être reçus par le premier ministre Sébastien Lecornu. Les positions se sont progressivement assouplies au cours des négociations. Des revendications diversifiées selon les spécialités convergent cependant vers la défense de la liberté d’exercice professionnel.

La ministre a présenté plusieurs mesures de compromis, officialisées vendredi matin. L’encadrement des arrêts maladie constitue une priorité pour les généralistes. Le gouvernement s’est engagé à déposer un amendement supprimant la disposition relative à la mise sous objectifs, procédure déclenchée par l’Assurance-maladie pour limiter les prescriptions de certains praticiens.

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