
Des victimes de l’incendie de Crans-Montana bénéficieront d’un traitement novateur utilisant une molécule extraite d’un ver marin. Cette substance remarquable provient de l’Arenicola marina, un organisme capable de stocker d’énormes quantités d’oxygène pendant plusieurs heures.
Le docteur Franck Zal et son équipe, basés en France, ont développé ce traitement révolutionnaire. Ils ont intégré la molécule d’hémoglobine du ver dans un gel destiné aux plaies des grands brûlés. Cette hémoglobine marine possède une capacité jusqu’à 40 fois supérieure à celle de l’humain pour capturer et transporter l’oxygène.
Le mécanisme thérapeutique repose sur une libération ciblée d’oxygène directement sur les zones endommagées. Cet apport stable et intensif d’oxygène favorise considérablement le processus de cicatrisation des tissus gravement brûlés. Le traitement agit en profondeur pour accélérer la récupération.
L’approche biopharmaceutique du laboratoire Hemarina offre une alternative prometteuse aux méthodes conventionnelles. Le Centre hospitalier universitaire vaudois a déjà commandé ce traitement expérimental et devrait le recevoir très prochainement pour l’appliquer auprès des patients sinistrés.
Cette application médicale illustre comment la nature fournit des solutions innovantes aux défis sanitaires contemporains. La collaboration entre la recherche marine et la médecine moderne ouvre des perspectives nouvelles pour améliorer le devenir des personnes atteintes de brûlures graves.



