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Les autopsies incomplètes du drame de Crans-Montana soulèvent des questions alors que certaines des 40 victimes ont déjà été inhumées

Romain Mazzotti

À Crans-Montana en Suisse, quarante victimes de l’incendie n’ont pas toutes été autopsiées, tandis que certaines dépouilles ont déjà été inhumées. Un avocat représentant les familles dénonce cette situation comme anormale face à des décès violents, affirmant que les autopsies auraient dû être systématiquement effectuées.

Le sinistre au bar Le Constellation a causé 40 morts, principalement adolescents et jeunes adultes, et 116 blessés dans cette célèbre station valaisanne. Les circonstances du drame restent à clarifier, ce qui rend les autopsies essentielles pour les familles en quête de réponses précises.

Plusieurs victimes présentent des caractéristiques différentes selon leur cause de décès : certains ont été carbonisés tandis que d’autres ont succombé à l’inhalation de vapeurs toxiques. Cette diversité des circonstances justifie d’autant plus la nécessité d’examens médico-légaux complets et systématiques.

En Italie, aucune des six victimes italiennes n’aurait été autopsiée, selon le témoignage de l’ambassadeur à Berne. Le parquet romain a demandé la mise à disposition des dépouilles pour procéder aux examens nécessaires, révélant un problème de coordination entre les autorités suisses et italiennes.

L’enquête révèle que des étincelles de bougies fontaines ont enflammé une mousse acoustique au plafond du sous-sol. Des questions subsistent sur la composition du matériau, la présence d’équipements de sécurité et la conformité des sorties de secours.

Le propriétaire français du bar reste en détention provisoire pour trois mois, bien qu’une libération sous caution de 200 000 francs suisses soit envisageable. Son épouse demeure libre mais soumise à des mesures restrictives. Une enquête pour homicide par négligence, lésions corporelles et incendie criminels a été lancée contre le couple.

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