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La répression des manifestations iraniennes s’accompagne d’une très légère reprise d’activité internet selon Netblocks

Romain Mazzotti

L’organisation Netblocks, spécialisée dans la surveillance de la cybersécurité, a détecté une très légère reprise d’activité internet en Iran après plus de deux cents heures d’interruption complète. Cependant, cette amélioration demeure extrêmement limitée et ne témoigne pas d’une restauration véritable des communications.

Les autorités iraniennes maintiennent un contrôle drastique sur les infrastructures numériques du pays. La connectivité reste inférieure à 2% des capacités normales, selon les données collectées par l’organisation internationale. Cette situation persiste depuis le 8 janvier, période durant laquelle des mouvements de protestation importants secouent la nation.

Les organisations défendant les droits humains affirment que cette interruption massif des communications vise à dissimuler l’ampleur réelle de la répression gouvernementale. Les bilan provisoires font état de plusieurs milliers de victimes depuis le déclenchement des manifestations en fin d’année. Privée d’accès à internet, la population ne peut communiquer qu’avec difficulté.

La Conférence de Munich sur la sécurité a pris position en révoquant les invitations adressées à la délégation iranienne pour son édition de février. Les organisateurs justifient cette décision par la répression violente des protestataires. Parallèlement, des incidents se produisent en Occident, notamment à Londres où un militant a retiré le drapeau de l’ambassade d’Iran.

Reza Pahlavi, fils de l’ancien souverain iranien et aujourd’hui opposant en exil aux États-Unis, exprime sa certitude que le régime islamique s’effondrera. Il affirme disposer d’un programme détaillé pour conduire une transition démocratique et assure que la normalisation avec Israël suivrait l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement transitoire.

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