
Une enquête sur l’historique criminel de Dominique Pelicot a été lancée par le pôle spécialisé dans les affaires non élucidées. Son avocate, Me Béatrice Zavarro, a déclaré samedi ne pas s’attendre nécessairement à cette initiative. Le pôle cold cases examine le parcours complet de Pelicot pour identifier d’éventuelles autres victimes au-delà du scandale de Mazan.
Dominique Pelicot, âgé de 73 ans, a reçu une condamnation à vingt ans de prison en 2024. Il avait drogué son ex-épouse Gisèle et l’avait exposée à des étrangers. Son avocate a indiqué attendre les conclusions de cette nouvelle enquête avec impatience. Elle souhaite comprendre si d’autres crimes pourraient être liés à son client avant les accusations de 2011.
À l’heure actuelle, Pelicot fait l’objet de poursuites pour deux infractions supplémentaires dans le cadre de l’enquête du pôle spécialisé. Un meurtre en 1991 d’une jeune femme de vingt-trois ans à Paris et une tentative de viol en 1999 contre une autre femme sont concernés. Les deux agressions présentaient des similitudes troublantes : déshabillage identique et utilisation d’éther.
Pelicot reconnaît partiellement les accusations de 1999, mais conteste formellement celles de 1991. Son avocate affirme qu’il rejette toute implication dans le crime de 1991. Il maintient n’avoir rien à se reprocher entre 1999 et 2011, période antérieure aux faits concernant son épouse. Me Zavarro affirme que son client dément tout lien avec d’autres incidents durant cet intervalle.
Une seconde procédure d’examen de carrière criminelle intéresse particulièrement la défense. Elle concerne François Vérove, un ancien policier et gendarme surnommé « Le Grêlé ». Cet individu s’est ôté la vie il y a cinq ans lors d’une convocation policière. L’avocate estime que Sophie Narme pourrait être victime de Vérove plutôt que de Pelicot. Elle espère que l’examen du parcours de Vérove éclairera cette affaire historique.



