
Un turbopropulseur ATR 42-500 exploité par Indonesia Air Transport a disparu samedi des écrans radar en Indonésie orientale. L’appareil transportait dix personnes au total : trois fonctionnaires du ministère des Affaires maritimes et de la Pêche en mission de surveillance aérienne, ainsi que sept membres d’équipage. Le vol reliant Yogyakarta à Makassar a perdu le contact en fin d’après-midi.
Dimanche 18 janvier, les équipes de secours ont localisé des débris du petit avion sur le mont Bulusaraung, situé dans le parc national Bantimurung-Bulusaraung. Les rescapés n’ont pas été détectés à ce stade des recherches. Muhammad Arif Anwar, chef de l’agence de recherches et de secours de Makassar, a confirmé l’identification du fuselage, de la partie arrière et des hublots de l’aéronef lors d’une conférence de presse.
Les conditions de terrain rendent les opérations extrêmement complexes. Le brouillard et un terrain accidenté entravent les efforts de sauvetage, selon Bangun Nawoko, responsable militaire local. Une unité de sauvetage a néanmoins été déployée par voie aérienne pour poursuivre les opérations. Plus de mille personnes participent actuellement aux recherches.
La région indonésienne dépend fortement du transport aérien pour connecter ses nombreuses îles. L’Indonésie maintient un bilan préoccupant en matière de sécurité aérienne, avec plusieurs accidents mortels enregistrés récemment. En septembre, un hélicoptère s’était écrasé en Kalimantan du Sud peu après le décollage, tuant ses huit occupants sans aucun survivant.
Moins de quinze jours après cet incident, un autre crash d’hélicoptère a frappé le district isolé d’Ilaga en Papouasie, causant quatre décès supplémentaires. Ces accidents répétés soulignent les défis persistants de la sécurité des vols dans l’archipel asiatique.



