
La ministre française de la Culture annonce des mesures imminentes concernant l’administration et l’organisation du musée du Louvre, suite au vol survenus en octobre. Rachida Dati évoque notamment une possible évolution au niveau des responsables et une restructuration profonde de l’établissement.
Au-delà des changements de personnel, la ministre insiste sur la nécessité de transformer le projet institutionnel lui-même. Elle souligne que la sécurité n’était pas autrefois une priorité dans les institutions muséales, contrairement aux banques ou aux prisons. Cette approche doit désormais changer radicalement.
Un travail de coordination débute entre les ministères de la Culture et de l’Intérieur pour identifier les établissements les plus vulnérables et ceux possédant des collections particulièrement précieuses. L’objectif consiste à mettre en place un plan de sécurisation cohérent et adapté à chaque site patrimonial.
La ministre rejette les critiques portant sur la lenteur du renforcement des protections. Elle affirme que le Louvre bénéficie d’une autonomie de gestion, ce qui limite l’intervention directe du ministère dans son fonctionnement quotidien. Pour elle, les responsabilités incombent d’abord aux dirigeants de l’établissement lui-même.
Face aux reproches d’une ancienne responsable ministérielle, Dati réplique que les gouvernements précédents auraient dû mieux anticiper les risques sécuritaires touchant aux collections. Elle estime que cette prévention relevait de la responsabilité politique antérieure.



