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Les socialistes portugais maintiennent leur avance électorale face à la montée de l’extrême droite

Romain Mazzotti

Au Portugal, le scrutin présidentiel du 18 janvier a produit un résultat fragmenté, obligeant le pays à organiser un second tour. Antonio José Seguro, socialiste de centre gauche, arrive largement en tête avec 31,1 % des voix, devançant nettement ses concurrents.

André Ventura, leader du mouvement d’extrême droite Chega, se positionne en deuxième place avec 23,5 % des suffrages. L’extrême droite pèse désormais de manière significative dans la compétition électorale portugaise. Ces deux candidats accèderont au ballottage fixé au 8 février.

Trois autres candidats obtiennent des scores notables. Joao Cotrim Figueiredo, député européen libéral, recueille 15,9 %. L’amiral retraité Henrique Gouveia e Melo, reconnu pour son rôle dans la vaccination anticovid, atteint 12,3 %. Luis Marques Mendes, soutenu par l’exécutif, enregistre 11,3 %.

Aucun des onze candidats n’ayant atteint 50 % des votes, un second tour devient inévitable pour désigner le successeur de Marcelo Rebelo de Sousa. Ce conservateur avait gouverné le pays pendant dix ans.

Cet événement revêt une importance majeure pour l’histoire politique du Portugal. C’est seulement la deuxième fois depuis 1976 que le pays doit organiser un ballottage présidentiel, le dernier remontant à 1986. Cette situation reflète une profonde transformation du paysage politique national.

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