
Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne, a exprimé son opposition ferme aux ambitions américaines concernant le Groenland. Le Groenland ne sera jamais américain, a-t-il déclaré le 19 janvier sur France Inter. Il appelle à l’arrêt immédiat de ce qu’il qualifie de chantage diplomatique exercé par les États-Unis sur les nations européennes.
Le contexte de ces déclarations est marqué par les menaces de Donald Trump d’imposer des surtaxes douanières contre les pays européens qui s’opposeraient à ses plans d’acquisition du Groenland. Séjourné exprime une préoccupation plus large concernant les ambitions d’expansion territoriale américaines. Il craint que sans une position européenne claire et affirmée, cette volonté de puissance n’aille bien au-delà du simple cas groenlandais.
Le vice-président de la Commission estime que l’Union européenne doit maintenir sa fermeté face à ces pressions. Il souligne que la pression politique doit désormais s’exercer du côté européen plutôt que de subir les exigences américaines. Cette position reflète une détermination à résister aux tentatives de contrainte externes.
En parallèle de ces déclarations, Emmanuel Macron a annoncé son intention d’activer l’instrument anti-coercition de l’Union européenne. Cet outil permet à l’UE de riposter contre les pratiques coercitives exercées par des tiers sur ses membres ou ses politiques. La riposte européenne s’organise face aux pressions américaines.
Ces développements montrent la tension croissante entre les positions américaines et la détermination européenne à préserver la souveraineté du Groenland. L’affaire révèle les enjeux géopolitiques contemporains et la volonté des européens de défendre leurs intérêts collectifs face aux pressions extérieures.



