
La Cour pénale internationale a dénoncé des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés au Darfour lors de la prise d’El-Facher par les paramilitaires des Forces de soutien rapide en octobre 2025. La procureure adjointe a informé le Conseil de sécurité des Nations unies de ces accusations graves et documentées.
Les investigations de la CPI ont révélé des massacres et dissimulation systématique des crimes via des fosses communes. Les éléments des FSR auraient mené une campagne organisée et délibérée contre les communautés non arabes de la région, témoignant d’une intention clairement ciblée.
Des éléments visuels analysés par la juridiction internationale attestent que les paramilitaires ont célébré exécutions et profané cadavres. Ce tableau effroyable rappelle les atrocités antérieures à Al-Geneina, où les FSR sont soupçonnées d’avoir tué jusqu’à quinze mille civils, majoritairement de l’ethnie Masalit.
Au Darfour, territoire occidental aussi étendu que la France regroupant plusieurs ethnies non arabes, la torture collective persiste systématiquement. La procureure a averti que ces violences continueront tant que règnera le sentiment d’impunité face aux auteurs présumés des atrocités.
Les autorités soudanaises sont pressées de coopérer pour arrêter les personnalités mandatées, notamment Ahmed Haroun, ex-chef du parti au pouvoir, recherché depuis 2007. Cet ancien collaborateur d’Omar Al-Bachir s’est échappé de détention en 2023 et soutient désormais l’armée.
Depuis avril 2023, un conflit oppose l’armée soudanaise aux FSR, avec plusieurs dizaines de milliers de morts documentés. Cette guerre a déplacé onze millions de personnes, créant selon l’ONU la pire crise humanitaire mondiale actuelle.



