
L’enquête sur l’incendie criminel du collège Champollion à Dijon a abouti à l’interpellation de cinq individus. Parmi eux figurent quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans, ayant des antécédents judiciaires, et une femme de 27 ans. Le procureur de la République a indiqué que leur profil corrobore fortement un lien avec des activités de trafic de stupéfiants. Les arrestations ont été effectuées suite à l’analyse minutieuse des enregistrements de vidéosurveillance et à l’exploitation de preuves génétiques.
Dans la nuit du 12 au 13 décembre, l’établissement scolaire a été victime d’un sinistre volontaire. Les experts judiciaires ont rapidement conclu à une origine criminelle indéniable. Plusieurs indices matériels ont été découverts sur le site : au moins deux bidons d’essence, un gant, et surtout plusieurs foyers distincts. De plus, les dispositifs de sécurité anti-incendie avaient été délibérément neutralisés pour amplifier les dégâts.
Le collège Champollion avait déjà subi des attaques antérieures, notamment des tirs de pétards quelques mois avant ce sinistre. Cette nouvelle agression représente une escalade dans la violence et s’inscrit dans un contexte de tensions liées aux enjeux criminels locaux.
Le ministre de l’Intérieur s’est déplacé sur les lieux trois jours après l’incident. Il a déclaré que ces représailles étaient une réaction prévisible à la pression exercée par les autorités contre les trafiquants. Malgré cette attaque, le gouvernement a affiché sa détermination à ne pas céder face aux menaces.
Après trois semaines d’interruption et face aux dégâts matériels importants, la reprise des cours a dû s’adapter. Les enseignements ont repris dans des structures temporaires pour une partie de l’effectif. Les professeurs ont signalé des pertes matérielles considérables, en particulier dans les laboratoires scientifiques, les ateliers technologiques et les salles d’arts plastiques et d’éducation musicale.



