
Donald Trump a tenu des propos critiques envers Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Palm Beach lundi 19 janvier. Le président américain a menacé d’appliquer des tarifs douaniers de 200 % sur les vins et champagnes français. Cette mesure punit le refus du leader français de participer au Conseil de paix pour Gaza proposé par Washington.
L’instance créée par les États-Unis devait initialement superviser la reconstruction de Gaza dans le cadre du plan de paix américain. Elle s’est progressivement transformée en structure aux objectifs beaucoup plus larges, rivalisait désormais avec l’autorité des Nations unies et dépassait son périmètre initial.
Face au refus français, Trump a adopté un ton plus personnel et agressif. Il a critiqué Emmanuel Macron en rappelant que ce dernier quitterait l’Élysée lors des élections présidentielles l’année prochaine. Le président américain a déclaré que personne ne voulait de Macron puisqu’il quitterait bientôt ses fonctions.
La Maison-Blanche a utilisé la menace commerciale comme levier de négociation. Trump a présenté l’adhésion au conseil comme facultative tout en brandissant des sanctions tarifaires substantielles. Il a affirmé que Macron adhérerait au conseil, tout en précisant qu’il n’y était pas obligé, créant ainsi une pression ambiguë.
L’Élysée a clairement indiqué son positionnement auprès de l’AFP lundi. La France n’entend pas donner suite favorablement à cette invitation pour rejoindre le Conseil de paix à ce stade. Cette position française maintient la distance avec le projet américain malgré les menaces tarifaires.



