
En Côte d’Ivoire, le gouvernement annonce un rachat massif de cacao accumulé dans les coopératives et zones de production. Les planteurs dénoncent des retards de paiement généralisés causés par un engorgement des stocks. Cette accumulation représente un défi majeur pour l’économie locale et la stabilité des producteurs.
Le ministre de l’Agriculture, Kobénan Kouassi Adjoumani, confirme qu’un plan d’enlèvement des surplus débute immédiatement. L’opération concerne 123 000 tonnes de cacao immobilisées actuellement. Le budget alloué dépasse 280 milliards de francs CFA, équivalent à près de 427 millions d’euros pour cette intervention gouvernementale.
Cette initiative vise à pallier l’insuffisance de liquidités des opérateurs nationaux incapables d’honorer leurs contrats d’achat. Le gouvernement avancera les fonds nécessaires aux producteurs pour débloquer la situation. Cependant, les opérateurs devront rembourser ultérieurement cette avance au Conseil du café-cacao.
Le prix d’achat fixé s’élève à 2 800 francs CFA le kilogramme, correspondant au tarif officiel de la campagne principale. Environ 10 000 tonnes quotidiennes sont actuellement commercialisées, selon les données du Conseil. Le ministre espère que ces mesures produiront des résultats tangibles rapidement en rétablissant les paiements aux planteurs.
Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement commercial selon le ministre. Le prix du cacao a chuté de 30 % sur les marchés internationaux, créant une pression économique considérable. De plus, des problèmes logistiques affectent les ports d’Abidjan et de San Pedro, compliquant davantage l’export et le traitement des stocks accumulés.



