
À Marseille, trois individus, dont un adolescent de 14 ans, font l’objet d’accusations dans le contexte d’un double homicide survenu le jour de Noël 2025. Les deux autres suspects sont respectivement âgés de 19 et 20 ans. Le meurtre aurait résulté d’un accident lors d’une confrontation armée.
L’enquête révèle des circonstances particulières : un membre du commando affilié à la DZ Mafia, un cartel puissant de la région, aurait mortellement tiré sur l’un de ses propres chefs au cours d’une dispute à bord d’un véhicule. Ce décès représente une perte significative pour l’organisation criminelle. Le jeune mineur impliqué dans cette affaire était déjà soupçonné d’implication dans un homicide commis fin octobre à Clermont-Ferrand, potentiellement lié aux mêmes réseaux.
Le 4 janvier, un homme a été exécuté par balles dans le quartier de Belsunce, zone caractérisée par la présence de points de vente de drogue et de cigarettes de contrebande. Cet individu aurait été victime d’une erreur lors d’une opération criminelle. Bien que le commando se réclamait de la DZ Mafia, la cible visée n’était apparemment pas la personne tuée.
Le bilan des narcotrafiquants est lourd dans les Bouches-du-Rhône : dix-neuf personnes ont perdu la vie en 2025 dans des règlements de compte liés aux stupéfiants. Marseille concentre la majorité de ces décès, reflétant l’intensité des conflits entre organisations criminelles dans la métropole méditerranéenne.
Parmi les victimes figurent des individus sans antécédents judiciaires, simples citoyens pris au piège de la violence urbaine. Mehdi Kessaci, tué à 20 ans le 13 novembre, illustre cette réalité tragique. Son décès a profondément marqué la communauté locale et au-delà, notamment sa famille impliquée dans le militantisme écologique et antidrogue.



