
Le secteur des préparations pour nourrissons connaît une crise majeure avec des rappels massifs de produits contaminés à la céréulide. Après Nestlé qui a retiré ses laits infantiles de soixante pays, Lactalis a annoncé mercredi le rappel de six lots de sa marque Picot en France et dans dix-huit autres pays. Cette toxine d’origine bactérienne provoque des troubles digestifs graves chez les jeunes enfants.
Un même fournisseur chinois est responsable de la contamination pour les deux géants du secteur alimentaire. Le ministère de l’Agriculture a confirmé que la matière première toxique provient d’une unique source basée en Chine. Cette découverte explique pourquoi plusieurs fabricants mondiaux se retrouvent simultanément affectés par le même problème de sécurité alimentaire.
L’enquête a révélé que un ingrédient spécifique a transporté la contamination : une huile riche en acide arachidonique. Les autorités ont remonté la chaîne d’approvisionnement jusqu’à identifier ce composant comme vecteur principal de la céréulide. Ce contexte explique pourquoi les investigations se sont étendues au-delà du cas initial.
La chronologie des événements montre que la détection remonte à décembre dans une usine Nestlé. Une poudre de lait contaminée a d’abord été découverte aux Pays-Bas. À partir de cette détection initiale, les autorités ont conduit des vérifications approfondies auprès d’autres clients utilisant le même fournisseur chinois. Ces démarches préventives ont permis d’identifier rapidement les autres entreprises concernées.
Les produits affectés ont été commercialisés récemment sur le marché. Les laits Lactalis circulaient depuis janvier 2025, tandis que ceux de Nestlé ont été vendus à partir de mai 2025. L’ampleur internationale de ces rappels souligne les défaillances dans les contrôles de sécurité alimentaire au niveau des sources d’approvisionnement en matières premières essentielles.



