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Les alliés historiques des États-Unis refusent catégoriquement de participer à ce prétendu Conseil de la paix réunissant Poutine et Loukachenko

Rob Laurens

Le président américain a présenté son projet de « Conseil de la paix » lors du Forum économique de Davos, où la charte a été signée le 22 janvier. Cette initiative vise initialement à superviser un cessez-le-feu à Gaza, mais elle s’est transformée en un projet beaucoup plus vaste. Cependant, plusieurs alliés traditionnels des États-Unis expriment des réserves concernant sa composition et son mandat, ce qui les pousse à se retirer temporairement.

Selon l’administration américaine, environ 35 pays ont accepté de participer sur 60 invités. Le président Trump envisage que ce conseil assume certaines fonctions actuellement dévolues à l’ONU. Des dirigeants auraient manifesté leur intention de rejoindre l’organisation, bien que certains attendent encore l’approbation de leurs parlements respectifs.

La participation de dirigeants autoritaires suscite des critiques substantielles. Vladimir Poutine a confirmé avoir reçu une invitation et a chargé son ministère des Affaires étrangères d’examiner les documents avant de répondre. De manière surprenante, le président russe s’est déclaré prêt à contribuer un milliard de dollars prélevés sur les avoirs gelés de la Russie, même avant de confirmer sa participation officielle.

Selon les modalités du projet, chaque État membre bénéficie d’un mandat de trois ans maximum, exception faite des pays versant un milliard de dollars ou plus durant la première année. Alexandre Loukachenko a rapidement accepté l’invitation, voyant dans ce conseil une opportunité de promouvoir la paix en Ukraine plutôt qu’à Gaza. Le président biélorusse refuse cependant de contribuer financièrement, arguant que sa participation constitue déjà une faveur suffisante.

Les critiques questionnent l’inclusion de dirigeants ayant contribué à déclencher des conflits. Trump justifie cette approche en affirmant vouloir inclure des personnalités influentes et controversées capables de concrétiser la paix. L’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada et la Chine n’ont pas répondu à l’invitation. La Norvège, la Suède et l’Allemagne ont clairement refusé de participer. La France, bien que favorable au plan de paix à Gaza, craint que le Conseil ne supplante l’ONU en tant que principal organe de résolution des conflits.

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