
Une Américaine a récemment été entendue par un tribunal californien pour avoir inscrit sa chienne sur les listes électorales, un geste qui pourrait lui coûter jusqu’à six ans de prison. Cette affaire insolite met en lumière les failles potentielles du système électoral aux États-Unis.
En 2021, Laura Yourex, 62 ans, a publié une photo sur les réseaux sociaux de sa chienne Maya Jean arborant un autocollant « J’ai voté » après le scrutin pour le gouverneur de Californie. L’animal a aussi participé, de façon fictive, aux primaires des élections fédérales de mi-mandat en 2022.
Quelques mois après la mort de la chienne, Laura Yourex a partagé une nouvelle image montrant que Maya Jean recevait encore par courrier un bulletin de vote à son nom. Ce geste a finalement poussé la propriétaire à se dénoncer elle-même auprès des autorités locales dans le comté d’Orange.
L’enquête a conduit le parquet à engager des poursuites. L’avocat de la sexagénaire, Jaime Coulter, a expliqué que sa cliente voulait surtout démontrer les vulnérabilités du système. Il a affirmé : « elle regrette sincèrement sa tentative imprudente de dénoncer les failles de notre système électoral, dans le but de l’améliorer en démontrant que même un chien peut être inscrit sur les listes électorales ».
En Californie, il n’est pas nécessaire de présenter une pièce d’identité pour voter. Les électeurs doivent simplement fournir une attestation sur l’honneur mentionnant leur identité et leur adresse. Toutefois, une preuve de résidence et d’inscription est demandée pour un premier vote à une élection fédérale.
Le parquet du comté d’Orange a précisé que le bulletin envoyé au nom de la chienne avait été « contesté et rejeté lors des primaires de 2022 ». En revanche, « le vote de Maya Jean a bien été compté lors de l’élection du gouverneur de Californie en 2021 », selon la même source.
Le débat sur la fiabilité du système électoral américain reste vif, alimenté par les soupçons de fraudes et les théories du complot, particulièrement depuis le refus de Donald Trump de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2020 face à Joe Biden.



