
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva critique vivement l’initiative de Donald Trump. Il dénonce la création d’un nouveau conseil de paix qu’il perçoit comme une tentative de remplacer l’Organisation des Nations unies. Lors d’un événement au Salvador de Bahia le 23 janvier, Lula affirme que Trump cherche à instaurer une structure où il serait le seul maître, abandonnant ainsi les principes multilatéraux établis.
Le chef d’État brésilien exprime son alarme face à la fragilisation du système international. Il estime que la Charte de l’ONU est menacée par cette nouvelle approche unilatérale. Lula rapporte avoir consacré une semaine entière à communiquer avec les dirigeants mondiaux afin de coordonner une réponse collective face à ce qu’il qualifie d’avancée de l’unilatéralisme et de la loi du plus fort. Parmi ses interlocuteurs figurent le président chinois Xi Jinping, le leader russe Vladimir Poutine et le premier ministre indien Narendra Modi.
Au cours de ces contacts internationaux, Lula reçoit des engagements pour défendre le rôle central des Nations unies. La Chine réaffirme son attachement au multilatéralisme sans toutefois mentionner le conseil proposé par Trump. Le président brésilien soulève également des préoccupations concernant la reconstruction de Gaza que Washington envisage suite à l’offensive israélienne, le dénonçant comme une reconstruction opportuniste suivant des destructions massives.
Trump formule son initiative à Davos lors du Forum économique mondial, le 22 janvier. Il affirme que ce conseil permettra à son administration d’agir selon ses volontés. Le projet dépasse largement le cadre initial présenté comme une initiative pour résoudre le conflit palestinien, révélant une ambition plus vaste de créer une structure parallèle aux Nations unies avec un mandat étendu.
Plusieurs puissances occidentales rejettent cette proposition. La France, le Royaume-Uni et l’Espagne refusent de participer, tandis que le président du Conseil européen exprimer des réserves substantielles. Les critiques portent sur la gouvernance et la compatibilité avec la Charte onusienne. Ces refus révèlent un isolement de l’initiative trumpienne face aux acteurs institutionnels établis du système international.



