
Un politicien de l’AfD a formulé une demande controversée adressée à la Pologne concernant des réparations financières. Kay Gottschalk, figure importante du parti d’extrême droite allemand, a déclaré sur les réseaux sociaux que 1 300 milliards d’euros devraient indemniser l’Allemagne pour l’implication présumée polonaise dans la destruction du gazoduc Nord Stream.
Gottschalk occupe un rôle majeur au sein de l’AfD depuis sa fondation en 2013. Il siège continuellement au Bundestag depuis 2017 et dirige la faction chargée des questions financières. Récemment, il a participé à une délégation du parti en visite aux États-Unis, où il a établi des contacts avec des personnalités républicaines et le président Donald Trump.
Les explosions des gazoducs Nord Stream se sont produites le 26 septembre 2022 en mer Baltique. Trois des quatre conduites transportant le gaz naturel russe vers l’Allemagne ont été endommagées. Un citoyen ukrainien résidant en Pologne aurait participé à cette opération de sabotage.
Un tribunal polonais a refusé son extradition vers l’Allemagne, arguant que les actions visaient des infrastructures ennemies en contexte de conflit. Cette décision a provoqué des accusations de collaboration avec des éléments terroristes. Gottschalk a proposé le gel des financements européens destinés à la Pologne en réaction à cette situation.
Tomasz Froelich, député de l’AfD d’origine polonaise, a clarifié que cette demande représentait l’opinion personnelle de Gottschalk et non la position officielle du parti. Il a souligné que la déclaration présentait une dimension ironique et ne devrait pas être interprétée littéralement.
L’AfD maintient depuis longtemps des relations avec la Russie, suscitant des critiques persistantes en Allemagne. Ses représentants visitent régulièrement l’ambassade russe à Berlin et certains se rendent en Russie. Ces contacts ont généré des accusations de transmission d’informations confidentielles.
Froelich défend cette approche diplomatique en affirmant que parler à tous les acteurs fait partie de la diplomatie responsable. Il précise que les visites du parti aux États-Unis sont plus fréquentes que celles en Russie, mais reçoivent moins d’attention médiatique. L’AfD privilégie une diplomatie multisectorielle fondée sur l’intérêt national allemand.
Aux élections législatives récentes, l’Alternative pour l’Allemagne a obtenu 20,8 % des suffrages, se classant deuxième après la coalition CDU/CSU avec 28,5 %. Les sondages actuels montrent que l’AfD devance désormais ses concurrents et occupe la première position dans certains scrutins.



