
Le Parti de l’égalité et de la démocratie des peuples, formation politique turque prokurde connue sous le sigle DEM, a appelé samedi à lever immédiatement le siège de Kobané. Cette ville frontalière située dans le nord de la Syrie fait face à une menace croissante d’une catastrophe humanitaire, selon les responsables du parti qui ont envoyé une délégation sur le terrain pour évaluer la situation.
La condition des habitants s’est considérablement détériorée. Une dirigeante du DEM a déclaré que la crise s’est transformée en catastrophe mortelle. Elle a exigé non seulement la fin du blocus à Kobané, mais aussi l’arrêt des sièges dans le nord et l’est syrien. Cette escalade reflète la tension accrue dans la région face aux mouvements militaires récents.
Kobané, également désignée sous le nom d’Ain al-Arab, occupe une position stratégique le long de la frontière turque. L’armée syrienne encercle complètement la localité, la coupant ainsi du reste du territoire. Elle se trouve à environ 200 kilomètres des zones kurdes du nord-est syrien, ce qui complique l’accès aux ressources et l’aide humanitaire.
L’armée syrienne intensifie sa présence militaire tandis que le président intérimaire Ahmed al-Charaa vise à consolider son contrôle sur l’ensemble du pays. Les forces kurdes se sont retirées des zones adjacentes à Kobané face à cette pression croissante. Cette situation a provoqué un afflux massif de civils fuyant les villages environnants qui se sont réfugiés dans la ville.
Les conditions de vie à Kobané se sont dramatiquement aggravées. La coprésidente du DEM, Tulay Hatimogullari Oruc, a souligné que l’électricité, Internet et l’eau sont coupés. Elle a qualifié la situation de tragédie humanitaire immense, appelant à une intervention urgente pour atténuer les souffrances des personnes piégées dans la ville.



