France

Une marche blanche à Mitry-Claye rend hommage à Camélia, lycéenne décédée par suicide

Hamza Chouraqui

Le dimanche 25 janvier, environ deux mille personnes se sont rassemblées en Seine-et-Marne pour un hommage solennel. Cette marche blanche partait de la gare de Mitry-Claye jusqu’au lycée Honoré de Balzac, où était scolarisée Camélia. L’adolescente de dix-sept ans a tragiquement mis fin à ses jours le treize janvier, percutée par un train en gare de Mitry-le-Neuf.

Selon sa famille, Camélia subissait du harcèlement scolaire depuis décembre. Ce comportement de ses pairs a précédé directement son décès. Le cortège s’est organisé aux alentours de dix heures, réunissant des habitants choqués par cette tragédie qui aurait pu être évitée grâce à une meilleure prévention.

L’oncle de Camélia a pris la parole devant l’établissement scolaire, déclarant que le rassemblement incarnait la lutte contre le harcèlement scolaire. De nombreuses jeunes filles tenaient une rose blanche. Sur les grilles de l’établissement, des photos souriantes de Camélia côtoyaient des messages de soutien et des pancartes exigeant l’arrêt du harcèlement.

Une lycéenne du cortège a confié que ce drame aurait pu toucher n’importe qui. Elle a critiqué l’insuffisance des mesures de prévention mises en place dans les établissements. Des interventions sont organisées au début de l’année, mais aucun dispositif réel n’est maintenu tout au long du cursus scolaire. Cette absence d’action continue laisse les élèves vulnérables.

La mère de Camélia a remercié les participants venus honorer sa fille. Une habitante nommée Sonia a exprimé son incompréhension face aux promesses gouvernementales non tenues. Elle souhaiterait que les autorités interviennent sur les réseaux sociaux, où le harcèlement s’aggrave particulièrement. Le proviseur du lycée avait reçu Camélia le jour de sa mort pour évoquer ses problèmes.

Une enquête judiciaire et administrative a été lancée. Le proviseur a demandé à être mis en retrait de ses fonctions durant cette période d’investigation. Les habitants exigent des mesures concrètes et durables pour protéger les jeunes dans les établissements scolaires français.

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