
Le gouvernement vénézuélien a procédé à la libération de plus de cent prisonniers politiques en une seule journée. L’ONG Foro Penal a confirmé au moins 104 libérations vérifiées, un chiffre qui pourrait augmenter après des vérifications supplémentaires. Ce mouvement intervient dans un contexte où le processus de libération avance très lentement malgré les pressions internationales exercées par Washington.
Depuis décembre 2025, le gouvernement affirme avoir relâché 626 détenus politiques au total. Cependant, les organisations de défense des droits humains contestent ces chiffres. Foro Penal comptabilise environ la moitié de ce nombre pour la même période, révélant un désaccord fondamental sur l’ampleur réelle des libérations effectuées.
Les familles des prisonniers manifestent leur impatience face à cette cadence insuffisante. Elles campent devant les établissements pénitentiaires, passant des nuits dehors dans l’espoir de retrouver leurs proches. Certains opposants restent emprisonnés malgré les promesses, notamment Javier Tarazona détenu depuis 2021 et Freddy Superlano arrêté après les manifestations de juillet 2024.
Le gouvernement de Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis janvier 2026 suite à une opération militaire américaine, s’engage à poursuivre les libérations. Il a également signé des accords pétroliers avec les États-Unis et lancé une réforme législative incluant une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Ces concessions reflètent la pression politique américaine croissante sur le régime vénézuélien.
L’année 2024 avait enregistré environ 2 400 arrestations et 28 décès lors de la répression des troubles suivant l’élection présidentielle contestée. Plusieurs figures d’opposition ont déjà été libérées, comme Rafael Tudares, gendre du candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, et la militante des droits humains Rocio San Miguel. Cette sélectivité dans les libérations suscite des accusations de représailles politiques.



