
Le laboratoire pharmaceutique GSK a annoncé l’obtention d’une autorisation de la Commission européenne permettant d’élargir l’utilisation de son vaccin Arexvy à l’ensemble de la population adulte. Le vaccin contre le virus respiratoire syncytial devient accessible à tous les adultes, dépassant les restrictions précédentes qui le réservaient aux personnes âgées et aux groupes à risque spécifiques.
Jusqu’à présent, le vaccin Arexvy était autorisé uniquement pour les adultes de soixante ans révolus, ainsi que pour les personnes âgées de cinquante à cinquante-neuf ans présentant un risque élevé de contracter une maladie liée au VRS. Cette expansion élargit considérablement l’accès au vaccin en Europe. Selon GSK, environ cent cinquante-huit mille adultes européens âgés d’au moins dix-huit ans sont hospitalisés annuellement en raison d’infections au virus respiratoire syncytial.
En France, les recommandations émises par la Haute Autorité de santé établissent que la vaccination contre le VRS demeure réservée à des populations ciblées. Elle concerne les patients dépassant soixante-quinze ans ainsi que ceux entre soixante-cinq et soixante-quatorze ans présentant des affections respiratoires ou cardiaques persistantes. Ces recommandations nationales demeurent distincts des nouvelles autorisations européennes.
Le virus respiratoire syncytial provoque généralement des symptômes légers chez les individus en bonne santé, disparaissant naturellement au cours d’une semaine. Néanmoins, certaines populations vulnérables risquent des complications graves et fatales. Les nourrissons prématurés, les enfants souffrant de maladies pulmonaires chroniques ou de malformations cardiaques congénitales, ainsi que les personnes dépassant soixante-cinq ans constituent des groupes particulièrement exposés.
À l’échelle mondiale, le virus respiratoire syncytial infecte environ soixante-quatre millions de personnes annuellement, indépendamment de leur âge. Le VRS provoque environ cent soixante mille décès chaque année à travers le monde, selon les données de l’institut américain spécialisé en allergies et maladies infectieuses. Ce bilan sanitaire souligne l’importance de cette autorisation élargie pour la prévention des infections virales.



