
Le décès d’une adolescente scolarisée dans un collège d’Ille-sur-Têt, en Pyrénées-Orientales, soulève des questions sur les causes réelles de ce drame. Le procureur de Perpignan avait envisagé la piste du harcèlement scolaire, en se basant sur un document rédigé par la jeune fille avant son suicide. L’Éducation nationale rejette toute responsabilité concernant d’éventuels actes de harcèlement commis au sein de l’établissement.
Lors d’une intervention à la radio, le ministre de l’Éducation nationale a déclaré n’avoir identifié aucune preuve de harcèlement à l’établissement. Il a précisé que l’école n’avait pas reçu de signalement formalisé concernant des faits de harcèlement. Les premières conclusions des investigations menées par les autorités académiques ne permettaient pas de qualifier le contexte de harcèlement en milieu scolaire, selon le rectorat de Montpellier.
Cependant, le procureur de Perpignan maintient que les enquêtes se poursuivent sur plusieurs fronts. Il refuse de privilégier une hypothèse plutôt qu’une autre tant que les investigations ne sont pas terminées. L’adolescente aurait effectivement mentionné le harcèlement scolaire dans un écrit qu’elle a conservé avec elle avant son décès.
Parallèlement au volet scolaire, une seconde piste émerge des investigations. Un autre document découvert indique des allégations de violence et d’abus sexuels familiaux. Ce signalement aurait été remis à un enseignant par la collégienne elle-même. Le parquet de Perpignan confirme que cet aspect fait également l’objet d’une enquête approfondie pour déterminer les circonstances du décès.
L’établissement scolaire bénéficie depuis 2024 du label Phare, un programme national de prévention du harcèlement. Tous les membres du personnel de l’école avaient suivi une formation spécialisée en mai 2025. Ce dispositif vise à former des équipes éducatives et à sensibiliser l’ensemble des élèves aux problématiques de harcèlement à travers un apprentissage annuel structuré.



