Un homme âgé de 32 ans, qui s’était échappé de la maison d’arrêt de Dijon à la fin novembre avant d’être appréhendé peu de temps après, a reçu une condamnation à 12 ans de réclusion. Le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier l’a jugé coupable de violences graves envers son ex-compagne, à laquelle il avait causé une blessure oculaire majeure en enfonçant une fourchette dans son œil.
Présenté devant la cour criminelle du Jura depuis vendredi, il a été reconnu responsable de violences conjugales répétées provoquant une infirmité durable. En revanche, il a bénéficié d’un acquittement concernant les menaces. La juridiction a également prononcé la déchéance complète de ses droits parentaux et une privation de possession d’armes pendant cinq années.
La victime, qui devra vivre avec un seul œil et subir des interventions chirurgicales successives, a trouvé un certain apaisement dans cette condamnation. Son avocate, Me Marjorie Weiermann, a souligné que aucune peine ne réparait complètement le préjudice infligé. L’accusé avait persisté à qualifier l’acte d’accident et niait systématiquement sa propension à la violence.
Le ministère public avait sollicité une peine plus sévère, demandant 18 ans d’emprisonnement. Cette position reflétait la gravité des faits reprochés au défendeur, qui maintenant son discours déniant sa culpabilité malgré les preuves présentées au tribunal.
L’évasion de novembre avait plongé la victime dans une anxiété intense. Les autorités gendarmeries l’ont protégée, elle et son enfant de deux ans, en les conduisant dans un endroit sécurisé et confidentiel. Les deux détenus s’étaient enfuis en sectionnant les barreaux avec une lame métallique, puis en utilisant des draps pour descendre. Le 32 ans avait été retrouvé 24 heures plus tard dans un établissement de Saône-et-Loire, tandis que son complice, âgé de 19 ans, avait été arrêté à Marseille après trois semaines.



