International

La Biélorussie s’inscrit au Conseil de paix que Donald Trump a mis en place récemment

Romain Mazzotti

Le Bélarus a rejoint le Conseil de paix créé par le président américain Donald Trump en tant que membre fondateur. Cette adhésion a été annoncée officiellement sur le réseau social X par l’organisation internationale en expansion.

Minsk avait précédemment signalé sa disponibilité à participer activement à la construction d’une nouvelle architecture de sécurité mondiale. Le gouvernement bélarusse soulignait son engagement envers le respect mutuel et la prise en compte des intérêts nationaux de tous les États impliqués.

Le régime dirigé par Alexandre Loukachenko subit des sanctions importantes de l’Union européenne depuis plusieurs années. Ces mesures coercitives résultent de l’élection présidentielle contestée de 2020, de la répression violente des manifestants et du rôle du pays dans le conflit ukrainien. Washington a allégé certaines sanctions en échange de libérations de prisonniers politiques.

Loukachenko demeure le principal allié régional de Moscou et du président Vladimir Poutine. Récemment, la Russie a déployé ses missiles hypersoniques Oreshnik à capacité nucléaire sur le territoire bélarusse. Jusqu’à dix systèmes de missiles pourraient être stationnés dans ce pays selon les déclarations officielles.

Le dirigeant bélarusse adopte une posture ambiguë face à l’Occident. Il s’est présenté comme un artisan de paix potentiel et a évoqué la possibilité que le Bélarus serve de lieu de négociations entre Moscou et Kiev. Cependant, peu de progrès concrets ont été enregistrés dans ces pourparlers de paix.

Plus de vingt pays ont déjà adhéré au Conseil de paix de Trump. Lors du Forum économique mondial de Davos, le président américain a signé la charte officielle en présence des dirigeants fondateurs, notamment l’Argentine et la Hongrie. Le coût d’adhésion permanente s’élève à un milliard de dollars.

Plusieurs démocraties européennes ont refusé l’invitation, notamment la France, l’Allemagne, la Norvège et la Suède. La Chine, la Russie et l’Inde n’ont pas formellement confirmé leur participation au projet. Trump a également révoqué l’invitation du chef de gouvernement canadien après un discours critique sur l’ordre mondial établi.

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