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Ebola en RDC : l’épidémie fait une quarantaine de morts sur 64 cas confirmés

Rob Laurens

Déclarée au début du mois de septembre, la récente flambée d’Ebola en République démocratique du Congo a déjà coûté la vie à 42 personnes sur les 64 cas confirmés. Cette résurgence du virus dans la province du Kasaï a suscité une mobilisation rapide des autorités sanitaires.

Face à la menace, une campagne de vaccination a été initiée à la mi-septembre afin de tenter de limiter la propagation de la maladie. L’Organisation mondiale de la santé a présenté un plan de réponse dès le 1er octobre, concentrant ses efforts sur le confinement de l’épidémie dans cette province centrale.

Bien que le risque d’extension au niveau régional reste modéré selon l’OMS, l’organisation considère que « le risque de propagation est élevé au niveau national, mais modéré dans les autres pays de la région, et faible au niveau global ». Cette évaluation témoigne d’une vigilance accrue sans pour autant alarmer outre mesure les pays voisins.

Plusieurs facteurs compliquent la gestion de la crise, notamment le manque de matériel de protection, un traçage des contacts insuffisant, une détection tardive des malades et des pratiques funéraires jugées peu sûres. D’après l’OMS, « la forte mobilité de la population » et le « recours aux tradipraticiens » mettent « à l’épreuve un système de santé déjà fragile et augmentent le risque de propagation géographique ».

Le taux de mortalité de cette vague épidémique est estimé par l’OMS à 45,7 %. Un chiffre qui s’inscrit dans une fourchette large observée lors des précédentes épidémies, où la létalité a varié entre 25 % et 90 %. Malgré des progrès récents en matière de vaccins et de traitements, le virus Ebola demeure extrêmement dangereux.

Apparu pour la première fois en 1976 dans l’ex-Zaïre, le virus Ebola a provoqué la mort de 15 000 personnes sur le continent africain en cinquante ans. La souche Zaïre, à l’origine de la flambée actuelle, n’est pas la seule concernée, mais les vaccins ne couvrent pas toutes les formes du virus, qui compte six variantes.

Le Groupe international de coordination sur l’approvisionnement en vaccins, qui gère les stocks mondiaux, a donné son accord pour l’envoi de 45 000 doses supplémentaires en RDC, selon l’OMS. Cette mesure vise à renforcer la riposte sur le terrain face à l’évolution de la situation.

La transmission d’Ebola s’effectue par contact avec les fluides corporels des personnes infectées. Les principaux symptômes incluent fièvre, vomissements, saignements et diarrhées. Les malades deviennent contagieux uniquement après l’apparition des symptômes, à l’issue d’une période d’incubation pouvant aller de deux à vingt-et-un jours.

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