
Dans le nord-est de la Syrie, un processus de réconciliation mobilise les anciens combattants des Forces démocratiques syriennes. Le 26 janvier, Ahmed Al-Jarjis s’est présenté armé devant le centre de sécurité intérieure à Deir ez-Zor, kilomètre 7. Après avoir repris le contrôle de cette province à majorité arabe, les autorités damascènes ont lancé des appels pour que les combattants arabes et kurdes intègrent cette procédure officielle.
Le centre, anciennement géré par les forces de sécurité kurdes, accueille désormais les anciens combattants pour leur remise d’armes. Les autorités utilisent les témoignages positifs pour encourager les participations. Ahmed Al-Jarjis, âgé de 25 ans, a accepté de poser pour les réseaux sociaux afin de rassurer ses anciens camarades. Il affirme être bien traité et souhaite démontrer que la procédure ne comporte aucun danger immédiat pour les participants.
La crainte domine parmi les anciens combattants des Forces démocratiques syriennes. Nombreux sont ceux qui redoutent des arrestations arbitraires malgré les garanties officielles. Les témoignages positifs de ceux qui ont déjà participé visent précisément à contrecarrer ces inquiétudes légitimes et à faciliter les adhésions au programme.
Ce mécanisme de réconciliation s’inspire directement de celui appliqué aux soldats et officiers de l’ancien régime après la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024. Les nouvelles autorités syriennes reproduisent le même modèle administratif pour intégrer les différentes forces combattantes. Les délais impartis créent une pression supplémentaire sur les participants potentiels.
Mohamed Al-Riani, représentant du ministère de l’intérieur, a clairement énoncé les conséquences du refus de participation. Tout combattant n’ayant pas livré son arme sera recherché activement. Les autorités disposent désormais d’informations complètes sur la région, ce qui renforce leur capacité à identifier et localiser les récalcitrants.



