
Le 28 janvier, Édouard Philippe a lancé officiellement sa campagne pour conserver la mairie du Havre. Cet ancien Premier ministre brigue ce mandat pour la troisième fois. Cette élection revêt une importance capitale puisqu’une défaite pourrait compromettre ses ambitions présidentielles pour 2027, qu’il a déjà annoncées publiquement.
Dans une salle comble rassemblant 900 personnes près du littoral havrais, Philippe a réaffirmé son engagement. Il a déclaré sa candidature aux élections des 15 et 22 mars avec un discours centré sur son attachement à la ville. Vêtu sobrement d’un costume gris et d’une cravate sombre, il a insisté sur les transformations réalisées grâce à son action publique locale.
L’ancien maire souligne que diriger une ville offre des fondations solides pour ambitionner le plus haut niveau. Ses partisans dans l’assistance approuvent cette double ambition, voyant en lui le profil idéal d’un leader capable de gouverner la nation. L’atmosphère demeure enthousiaste et mobilisée autour de sa candidature.
Ses adversaires politiques dénoncent cependant cette stratégie bicéphale. Jean-Paul Lecoq, communiste, critique l’idée de poursuivre deux objectifs simultanément. Frank Keller, candidat d’union UDR-RN, affirme que Philippe consacrera davantage d’énergie à sa campagne présidentielle qu’aux affaires municipales une fois élu.
Philippe rejette fermement ces accusations. Il refuse de débattre de politique nationale durant sa campagne locale, affirmant que ses critiques emploient des tactiques déloyales. Il réaffirme son engagement prioritaire envers Le Havre et invite les citoyens mobilisés à cette quarantaine de jours de campagne. Son ton reste optimiste quant aux perspectives électorales.



